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BUTEURS : DE CELEBRES CELEBRATIONS

Publié le 15/11/2018 à 09:30 - LFP

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En Ligue 1 Conforama, les buteurs signent leurs buts par des célébrations aussi personnalisées qu’originales : De Neymar à Thauvin en passant par Cavani, Khazri ou encore Jallet.

Tel un peintre apposant ses initiales à ses œuvres, les buteurs signent habituellement leurs buts. Danses, dédicaces, glissades ou encore sauts périlleux et autres signes quasi cabalistiques, les manières de manifester sa joie ne manquent pas. Et dans ce domaine, les joueurs savent faire preuve d’une grande imagination. Car si des buteurs ont une signature fétiche, d’autres font dans l’originalité en Ligue 1 Conforama.

 

Cette saison, les célébrations les plus connues sont encore celles des Kylian Mbappé, Memphis Depay, Radamel Falcao, Nicolas Pépé, Whabi Khazri ou encore Angel Di Maria. Parmi les signatures récurrentes, il y a celle du champion du monde parisien et sa désormais célèbre posture figée-bras croisé, qui a une version en glissade, vue dernièrement contre l'OL. « C’est un chambrage fraternel à la Playstation. C’est mon petit frère qui l’a trouvée », a expliqué le n°7 du PSG. Toutefois, celui-ci s’accorde quelques entorses, comme sa célébration nommée « frigo » (hommage au sketch de Malik Bentalha) contre Angers ou encore celle en duo avec Neymar vue contre l’OL. Ensuite, le Dogue (salut militaire en mode robotique) et le Néerlandais de l’OL (indexes posés sur les oreilles) ont eux-aussi une célébration bien identifiable.
Malgré tout, cette fidélité à une célébration n’empêche pas les incompréhensions, comme celle de janvier 2018 entre Pépé et Vercoutre, alors au SM Caen. « J'ai célébré mon but comme tous ceux que je marque. Malheureusement, Rémy Vercoutre est venu s'interposer. Je ne sais pas pourquoi. Il est venu me dire que je chambrais le public, que je le chambrais lui. J'ai essayé de lui expliquer que je ne chambrais pas du tout », avait expliqué le Lillois après une bousculade qui rappelle aussi que les célébrations de buts sont aussi interprétées par l’adversaire.
NEYMAR LES MULTIPLIE
 
D’autres joueurs varient constamment. Et dans cet exercice, Neymar est sans doute à la pointe. Depuis son arrivée en Ligue 1 Conforama et son tout premier but fêté en remerciant Dieu, le Brésilien a multiplié les effets pour manifester sa joie après avoir marqué. L’an passé, Neymar avait notamment rendu hommage à Blaise Matuidi en reproduisant son fameux « charo » contre Toulouse au Parc des Princes, avant de célébrer un but contre Dijon en Ligue 1 Conforama en posant un gant en équilibre sur sa tête, après l'avoir fait avec une chaussure en Coupe de la Ligue à Amiens. Le n°10 parisien a aussi eu ses célébrations complices avec son ami Dani Alves, déjà partagées sous les couleurs blaugranas dans le passé. Et cette saison aux Costières, Neymar a répondu à une banderole des supporters nîmois qui l’affublait du surnom de « pleureuse », en mimant des pleurs exagérés de petit garçon.
Dans le domaine de l’originalité, Dimitri Payet (OM) se situe également en bonne place. En mai dernier après un but contre Nice à l’Orange Vélodrome, le n°10 marseillais avait posé, main contre la tempe, à côté d’un portrait à son effigie accroché au grillage. « J’avais vu ce tifo avant le match et comme j’ai bien aimé : je me suis dit que si je marquais ce soir, j’irais faire un petit clin d’œil », avait-il expliqué. Et avec plus de 70 buts au compteur en championnat, Payet a eu l’occasion d’exprimer ses inspirations, à l’image de sa célébration « grain de sel », connue sous le nom de « Salt bae », en référence au boucher turc devenu célèbre sur les réseaux sociaux.
JEU : Quiz sur les célébrations de Ligue 1 Conforama
Cette saison, le Réunionnais a de la concurrence avec Edinson Cavani. L’Uruguayen manifeste toujours beaucoup de joie et de rage pour fêter ses buts, en ponctuant toujours cela par une signature. Le double-meilleur buteur de Ligue 1 Conforama en titre fait preuve d’originalité, car le « sniper » n’est plus d’actualité. « Edi » a depuis août fait le « break danseur », « peut-être une dédicace au préparateur physique », selon Thomas Meunier ou encore le « pêcheur » sous les yeux de Michael Jordan, après son doublé face à Dijon.
MAIS QUE FAIT DIDOT ?
 
Plus les célébrations sont pointues et recherchées, moins elles sont accessibles. Et il y en une qui requière une certaine culture régionale, comme la Gavotte (danse ancienne) du Paimpolais Etienne Didot. Après des buts importants comme celui contre Toulouse il y a un an, le milieu danse le doigt en l’air au poteau de corner. Une inspiration pas saisie par tous ses coéquipiers de l’époque. « Je me demandais ce qu’il faisait sur sa célébration » expliquait Yanis Salibur. Autre célébration régionale, celle de Renaud Ripart avec les Crocos face à l’OM. Grand amateur de corrida, le Nîmois a fait le torero.
Plus répandu, le signe du « cœur ». S’il n’est pas le premier à l’avoir utilisé pour signer ses buts, Angel Di Maria – qui a aussi sa période « coup de téléphone » pour contenter sa fille - a contribué à le populariser. L’Argentin avait d’ailleurs offert son premier cœur au Parc lors de sa présentation officielle (saison 2015/16). Cette saison, de nombreux ont ainsi fleuri en Ligue 1 Conforama. Outre Khazri qui en été déjà un adepte à Bastia, Youri Tielemans, qui a découvert les joies de marquer, Nicolas De Préville et Florian Thauvin l’utilisent parfois. Le champion du monde marseillais avait frappé les esprits avec sa célébration « caméraman » contre Caen en novembre 2017, en saisissant une vraie caméra au bord du terrain. L’Olympien avait quelques mois plus tôt rendu hommage à ses grands-parents en retirant son protège-tibia sur lequel figurait une photo. Cette saison, le buteur marseillais en réussite célèbre toujours différemment ses buts.
 

 

LES RATÉS DE JALLET
 
Parmi les célébrations à la mode figure celle qui consiste à former des lettres avec ses mains pour une dédicace très personnelle. Christophe Jallet (OGC Nice) a par exemple tenté de rendre hommage à ses deux filles après sa réalisation à Nantes. Mais le niveau de difficulté a fait que cette célébration n’a pas eu le résultat escompté. Pas une première pour le latéral international. En 2015, sa célébration avec l’OL lors du derby face à l’ASSE n’avait pas été une réussite. « J’ai fait n’importe quoi. C’était une célébration ratée, car j’ai mal à l’épaule. Je voulais faire une célébration destinée à Gaël Danic, d’ailleurs j’ai vu qu’il me l’avait renvoyée à l’identique ce week-end avec Bastia. J’étais coincé et j’ai raté mon geste. Ce n’était pas le lapin, c’était un geste pour lui rappeler qu’il me disait toujours d’arrêter de plonger », s’était-il justifié à l’époque.
LE SAUT PÉRILLEUX, UN GRAND CLASSIQUE
 
Une tentative plus casse-cou est réalisée en Ligue 1 Conforama : le fameux saut périlleux. Son niveau de difficulté le réserve à des profils souples et toniques, mais il parvient à traverser le temps depuis Hugo Sanchez (Coupe du Monde 1986). En Ligue 1 Conforama, le duo normand Claudio Beauvue-Yacine Bammou s’affiche cette saison en successeur des Steve Savidan, Djibril Cissé et autre Younes Belhanda.
Dans un registre moins risqué, il y a les hommages. Cette saison, Eddy Gnahoré (Amiens SC) n’a pas oublié son coéquipier Zungu, sérieusement blessé au genou et absent des terrains plusieurs mois. Tout comme le Picard qui a découvert les joies du but en Ligue 1 Conforama, Pellegri, Todibo, Weah ou encore Doumbia ont offert pour leur première réalisation des bonheurs frais et intenses. Ensuite, apparue il y a quelques saisons désormais, la « non-célébration » est un signe de respect de la part de buteurs face à leur ancien club. L’an passé, Yoann Gourcuff s’était presque excusé d’avoir marqué à Bordeaux. Cette saison, Jonathan Bamba l’a jouée profil bas dans l’expression de sa joie sur ses deux buts plantés à son club formateur, l’ASSE. Andy Delort (MHSC) un peu moins face au Toulouse FC récemment...
Enfin, quand Kosta Mitroglou (OM) a abandonné l’égoïsme de l’avant-centre pour remercier plus que de raison son passeur (Dimitri Payet) sur le but victorieux à Monaco, Houssem Aouar (OL) en appelle à la mémoire collective du Kop lyonnais lors de l’Olympico, en posant son index sur la tempe, pour une référence à l’historique buteur Lisandro Lopez. A moins que cela ne soit pas le cas… à en croire ses coéquipiers qui estiment que l’espoir lyonnais voulait plutôt insister sur « sa force mentale ».
Idem pour Marcus Thuram, dont la célébration de son tout premier but en Ligue 1 Conforama la saison dernière à Lyon en s’accroupissant avait laissé penser à un hommage à son père, Lilian, avant que les mieux renseignés n’expliquent que le Guingampais avait fait cela en référence au morceau de musique « en loucedé comme Gallas ». Mais comme toujours dans le domaine des célébrations, c’est d’abord le geste qui marque les esprits.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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