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ANGERS : MOULIN ESPÈRE QUE LE PSG NE VA PAS «SE FÂCHER»

Publié le 04/10/2019 à 10:41

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Stéphane Moulin, l'entraîneur du SCO, redoute le déplacement samedi au Parc des Princes pour y affronter le Paris SG dans le sommet de la 9e journée de Ligue 1 Conforama.

Vous souvenez-vous d'un match référence contre le PSG, depuis votre remontée en 2015 ?

« Pas vraiment. Le seul en Ligue 1 Conforama, c'était un 0-0 à Angers (en décembre 2015), on avait souffert mais on avait tenu. Et bien sûr la finale de Coupe de France (en mai 2017), perdue 1-0 à la dernière minute. Sinon, on a rarement été en mesure de les battre, ou de les accrocher ».

Est-ce que le Paris Saint-Germain fait moins peur qu'avant ?

« Ils ont fait un peu moins peur depuis six mois, car ils ont eu beaucoup d'absences. On peut même dire qu'ils étaient affaiblis, malgré tout le potentiel qu'ils ont. On a eu l'impression qu'ils n'écrasaient plus le championnat. Mais là, ils ont battu le Real (3-0), sans Neymar et Mbappé, et Galatasaray mardi (1-0). Avec eux, ça fait encore plus peur ».

Comment avez-vous préparé ce match ?

« On veut que l'ambiance reste sereine, agréable, avec toujours du plaisir et de l'enthousiasme. C'est particulier d'aller jouer ce match à Paris mais nous devons rester nous-mêmes. Il faut qu'on vive bien ce match, avant et pendant. Le résultat va surtout dépendre d'eux: s'ils veulent se fâcher, ce sera plus compliqué. »

Le jeu du SCO est-il plus offensif qu'avant ?

« Quand on est remonté, on a recruté pour zéro euro, on n'a pris que des joueurs de Domino’s Ligue 2, qui ne connaissaient pas la Ligue 1 Conforama. On s'est un peu moqué de nous mais on a d'abord essayé d'être solide défensivement, de mettre en place des bases solides, les fondations, et maintenant on commence à décorer la maison. On a gagné de l'expérience, on a de la stabilité, de la confiance, avec des joueurs qui débutent leur cinquième saison dans l’élite et d'autres qui viennent s'insérer dans ce fonctionnement. C'est le meilleur effectif que j'ai jamais eu ici, en quantité et en qualité, même si on a déjà eu des joueurs très, très forts. C'est un groupe étoffé et complémentaire ».

Ce début de saison réussi modifie-t-il vos objectifs ?

« On a le 17e budget du championnat, donc on surperforme, comme tous les ans ou presque, et on fait tout pour que ça continue. Mais on ne peut pas penser non plus que ça va durer éternellement. Nos points, on a mérité de les gagner, mais on sait que normalement, sur la durée, il y a des choses qui vont se rééquilibrer. J'essaie de ne pas tomber dans la routine, on veut faire évoluer notre jeu avec une touche plus technique, car on est costaud derrière, et tout le monde prend du plaisir : les joueurs, les supporters et les coachs. On n'a pas la pression pour que ça dure, on veut juste profiter de ces moments-là ».

Votre travail de coach a-t-il évolué depuis 2015 ? 

« Ma méthode ne change pas car elle tourne autour du respect du collectif. Ce sont des valeurs sur lesquelles je ne transigerai jamais. Je travaille avec mon cœur, mes idées, mes compétences et mes convictions, et surtout avec mon staff. C'est un travail collectif avant tout. C'est très authentique, on ne surjoue pas, on reste modeste, mais ça n'empêche pas d'avoir de l'ambition. Quand tout le monde est dans la même dynamique, ça donne de belles choses, comme maintenant. Et quand on se retrouve 19e à la trêve, on l'a déjà vécu, on ne change pas non plus ».