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Adrien Thomasson : «Il nous fallait un déclic»

Publié le 29/11/2019 à 11:03 - LFP

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Le regain de forme du RC Strasbourg Alsace, sa nouvelle efficacité, son pote Léo Dubois, le slalom spécial ou encore l'équipe de Croatie... Entretien avec Adrien Thomasson à la veille de la réception de l'OL samedi (17h30).

Adrien Thomasson, le RC Strasbourg Alsace accueille l’Olympique Lyonnais samedi (17h30). A quel type de match vous attendez-vous ?
On s’attend à un match difficile contre l’une des meilleures équipes du championnat. La clé du match ? On aimerait bien la connaître ! Il faudra mettre beaucoup d’intensité dès l’entame de la rencontre. Il faudra aussi être efficace dans les deux surfaces de réparation pour espérer l’emporter. On est sur une belle série à domicile (4 victoires), on espère la continuer ce week-end.

A l’Olympique Lyonnais, il y a deux de vos anciens coéquipiers au FC Nantes : Ciprian Tatarusanu et Léo Dubois…
Léo, c’était mon meilleur ami à Nantes ! On échange toutes les semaines. C’est un super joueur, il est même international français maintenant. Il a acquis un certain statut. J’espère d’ailleurs qu’il sera mis au repos samedi et qu’il suivra le match du banc (rires) !

« Beaucoup de joueurs à être en-dessous de notre niveau »

Le week-end dernier, vous avez décroché sur la pelouse d’Amiens votre premier succès à l’extérieur de la saison, en inscrivant 4 buts comme lors de la journée précédente. La saison du Racing est-elle enfin lancée ?
On reste sur deux bons matchs mais on sait que ça reste fragile, on doit rester vigilants. On n’oublie pas qu’on a eu du mal depuis le début de saison. Sur ces deux derniers matchs, on a retrouvé de la fraîcheur physique et surtout de la justesse technique. C’est ce qui explique qu’on a réussi à marquer autant de buts et c’est aussi ce qui explique notre faible réussite sur les rencontres précédentes (le RCSA avait la plus mauvaise attaque après 12 journées).

Comment expliquez-vous les difficultés rencontrées par le RCSA en ce début de saison ? Vous sortiez pourtant d’un exercice 2018/2019 très réussi (victoire en Coupe de la Ligue BKT et 11e place en championnat) et l’effectif n’a que très peu changé à l’intersaison…
Il y a un certain nombre de raisons… Que ce soit mentalement et physiquement, on a manqué de fraîcheur à un moment donné. Sur le terrain, on était beaucoup de joueurs à être en-dessous de notre niveau. Il fallait aussi retrouver de la confiance car on en manquait, à l’entraînement comme en match. Il nous fallait un déclic pour réussir à faire de bons matchs à nouveau car on sait qu’on en est capables. Vous l’avez dit, on a quasiment la même équipe que l’année dernière donc on savait très bien que cette mauvaise passe n’allait pas durer éternellement.

 

 

Lors de la dernière journée, vous avez marqué contre Amiens un but qui a failli être attribué à votre coéquipier Lebo Mothiba, qui a poussé le ballon dans les filets juste après qu’il a franchi la ligne…
Déjà, merci à la LFP de m’avoir accordé le but ! On en a rigolé avec Lebo car, pour moi, c’était sûr que le ballon était entré. Mais c’est normal qu’il ait essayé de marquer, c’est l’instinct du buteur ! Il m’a avoué qu’il pensait que le ballon était déjà dedans quand il l’a touché. Rien de bien méchant, ça s’est bien terminé pour nous, heureusement. Maintenant, à moi de le faire marquer lors du prochain match !

« J'ai beaucoup travaillé devant le but »

Avec le FC Nantes, vous aviez marqué 9 buts en 99 matchs de championnat. Un total de réalisations que vous venez d’atteindre en seulement 46 matchs avec Strasbourg. Et après 14 journées, vous n’êtes plus qu’à un but de votre record en Ligue 1 Conforama sur une saison (5 buts). Qu’avez-vous fait évoluer dans votre jeu ?
Par rapport à mes années nantaises, mon positionnement a évolué. Pendant mes trois saisons avec Nantes, je jouais sur le côté alors que je joue dans l’axe depuis mon arrivée ici. C’est le poste auquel j’ai été formé, là où je pense être le plus utile à l’équipe. J’ai moins les caractéristiques d’un joueur de côté de toute façon. Ce positionnement axial m’offre beaucoup plus d’opportunités de marquer, c’est certain. J’ai aussi beaucoup travaillé devant le but à l’entraînement. Je fais des exercices en fin de séance pour améliorer la finition, les déplacements... Même si j’ai encore d’énormes progrès à faire, il y a du mieux par rapport à ma période nantaise. Je fais également beaucoup de vidéo.

C’est-à-dire ?
Au club, on a un analyste vidéo qui nous fait des retours chaque semaine sur ce qui a bien ou mal fonctionné lors du match précédent. C’est vachement utile, j’apprends énormément lors de ces séances vidéo. Je regarde aussi beaucoup de matchs, la Ligue des champions notamment.

En début de saison, vous avez disputé vos premiers matchs européens, notamment contre l’Eintracht Francfort, demi-finaliste de la dernière Ligue Europa. Qu’en avez-vous tiré ?
Ça nous a servi à tous. On était un peu inexpérimentés et ça s’est malheureusement vu sur le dernier match (défaite à Francfort 3-0 après avoir gagné 1-0 à l’aller). Personnellement, j’ai beaucoup appris, notamment sur les petits détails qui sont super importants à ce niveau-là. Rien ne doit être laissé au hasard. Même s’il y a eu énormément de déception ne pas avoir pu se qualifier, je pense que cette expérience m’a permis de grandir.

« Je faisais plutôt du slalom spécial »

Vous avez la particularité d’avoir fait du ski en parallèle du foot durant votre enfance…
J’ai commencé le foot à l’âge de 5 ans et je faisais déjà du ski à l’époque. Jusqu’à mes 14 ans, j’ai pratiqué les deux. Je n’avais pas trop le choix parce que l’hiver, avec la neige, on ne pouvait pas jouer au foot à part en salle. C’est pour ça que je faisais plus de ski que de foot pendant l’hiver. J’ai fait des compétitions départementales et même régionales mais le niveau était vachement élevé. Je faisais plutôt du slalom spécial, c’est là où j’étais le plus à l’aise, peut-être par rapport à ma taille.

Avez-vous hésité entre le ski et le foot ?
Les dernières années sur les skis étaient difficiles, je voulais arrêter mais j’ai continué pour essayer de décrocher des bons résultats sur mes courses. Je viens de Savoie, une région où il y a beaucoup de ski, donc mes parents avaient envie que je continue. Ça m’a beaucoup apporté de toucher à un autre sport, un sport individuel, mais ça m’a conforté dans l’idée que je préférais le foot. Mon premier choix a toujours été de devenir footballeur professionnel. Plus jeune, j’avais aussi des aptitudes en cross. Je faisais des bons temps et mes professeurs d’EPS m’ont proposé d’intégrer un club d’athlétisme. D’autres clubs de la région voulaient que je fasse un essai mais je préférais vraiment le foot et, à l’époque, je ne me voyais pas faire de l’athlé en plus du foot et du ski.

Vos origines peuvent vous permettre de représenter l’équipe de Croatie. Est-ce que ça vous plairait ?
Bien entendu. Ma maman possède la double nationalité parce que son père est croate. C’est un grand fan de football, de l’Hajduk Split en particulier. Mon grand-père m’a inculqué sa passion du foot dès mon plus jeune âge. Mais je n’ai encore jamais eu de touche avec la fédération croate. On verra bien, je laisse faire les choses… Le principal, c’est de performer avec Strasbourg.

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