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L’OM fan des talents de Ligue 2 BKT

Publié le 09/07/2020 à 12h08 - LFP

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L’arrivée de Pape Gueye à l’OM en provenance du Havre AC rappelle que le club marseillais a un œil sur les talents de Ligue 2 BKT.

Olivier Giroud, Steve Mandanda, Djibril Sidibé, Laurent Koscielny, Raphaël Guerreiro…ou plus récemment Karl Toko-Ekambi, Ludovic Ajorque, Denis Bouanga et Alexis Claude-Maurice. Piocher de nouveaux joueurs à l’échelon inférieur peut être source de belles surprises pour les clubs de Ligue 1 Uber Eats, et notamment pour l’OM qui en a déjà fait l’expérience par le passé et vient d’enrôler Pape Gueye.

Gueye perpétue le lien entre le HAC et l’OM

Avant ce récent recrutement de Pape Gueye (21 ans), prometteur milieu gaucher aux 39 rencontres de Ligue 2 BKT sous les couleurs du Havre AC, l’OM avait déjà misé à plusieurs reprises sur des joueurs évoluant dans l’antichambre de la Ligue 1 Uber Eats. Et l’exemple le plus marquant demeure sans aucun doute celui de Steve Mandanda, venu lui aussi du club doyen.

Ciblé en 2007, le portier est, à 22 ans, directement devenu gardien n°1 de l’OM d’Albert Emon, à la suite de la blessure de Cédric Carrasso. A l’époque, José Anigo (ex-directeur sportif) l’avait supervisé notamment en Ligue 2 BKT et avec les Bleuets. Un transfert qui a permis à Mandanda de poursuivre sa progression et d’atteindre l’Équipe de France en 2008, puis de participer au titre de champion de France 2010 du club phocéen. Un parcours que pourrait donc emprunter Gueye au sein du onze-type marseillais. Même si Johann Louvel, qui a été en charge de la formation du HAC à l’époque de Gueye, prévoit « qu’il aura besoin d’un temps d’adaptation », tout en précisant dans La Provence que c'est un garçon « très intelligent, ce qui va lui permettre de très vite franchir un cap ». Au Havre, la recrue marseillaise s’était déjà très bien adaptée : « Il était très sérieux, très doué pour son âge et avait notamment une qualité de passe impressionnante ».

Ensuite, parmi les recrues les plus accomplies au club figure Mathieu Valbuena, la « plus belle réussite » de José Anigo dans un mercato. En juillet 2006, ce dernier n’avait même pas posé un pied en Ligue 2 BKT de toute sa carrière qu’il rejoignait le monde professionnel en signant à l’OM, alors présidé par Pape Diouf. A 21 ans, il venait d’être désigné meilleur joueur de National 1 avec Libourne Saint-Seurin, qu’il avait contribué à faire monter. Un profil à la Franck Ribéry, arrivé un an plus tôt sur la Canebière mais avec une saison de Ligue 1 Uber Eats au compteur. Du coup, le voir évoquer « un rêve de signer pro à l’OM. Cette opportunité qui se présentait n’était pas refusable. J’ai eu besoin de temps pour me dire que c’était vrai… » est des plus compréhensible. Débarqué par la petite porte, Valbuena s’est imposé et a fait preuve d’une belle longévité au club avec six titres auxquels est venu s’ajouter celui de top passeur du championnat en 2013.

Du HAC, sont aussi arrivés à l’OM Benjamin Mendy et Brice Samba. En 2013, le latéral international avait été séduit par l’ambiance : « Un jour, je suis allé au Stade Vélodrome. J'ai vu la passion, les vibes, l'atmosphère et je me suis dit, "C'est ici que je veux jouer". J'ai signé une année après ». Du côté du club, Élie Baup, alors coach, se félicitait d’avoir recruté le capitaine des U19, quand André-Pierre Gignac qualifiait le jeune latéral de « monstre » dès le premier entraînement.

Gueye, sept ans après Imbula

Les Ciel et Marine ne sont pas le seul club à avoir fourni des joueurs à l’OM parmi ceux évoluant en Ligue 2 BKT. D’autres éléments ont aussi découvert la Ligue 1 Uber Eats en rejoignant Marseille. Après Ronald Zubar, transfuge du SM Caen en 2006, Charles Kaboré a franchi le cap lors du mercato d’hiver 2007, en quittant Libourne Saint-Seurin. Quelques saisons plus tard en juillet 2013, Giannelli Imbula est la pépite de Ligue 2 BKT qui s’est engagée à l’OM, en même temps donc que Mendy ou encore Thauvin. Un recrutement qualifié de malin avec des jeunes joueurs prisés. « À l’époque, cette volonté, partagée par le staff et les dirigeants, d’acquérir des jeunes à fort potentiel a suscité des interrogations voire de la défiance », se rappelait Baup dans Le Parisien en mars 2018.

Désireux donc de recruter français avec un gros potentiel d’avenir, l’OM avait misé sur Imbula qui venait de briller avec l’EA Guingamp et de remporter le trophée de meilleur joueur de la saison de Ligue 2 BKT. « Tout le monde sait que c’est un joueur de Ligue 1 Uber Eats. Giannelli a d’ailleurs bien contribué à faire monter Guingamp. Il est à l’aise. Avec ce qu’il montre techniquement à l’entraînement, il n’y a pas de doute sur son niveau. On l’avait vu contre nous en Coupe de France », indiquait Baup quelques jours après son arrivée. S’il s’est rapidement imposé dans l’entrejeu olympien avec notamment 66 rencontres de championnat en deux saisons, l’élégant Imbula a été moins impactant que les précédentes recrues marseillaises venues de Ligue 2 BKT.

Enfin, passés notamment par l’OM, Bakary Koné, Romain Alessandrini et Morgan Sanson, au club depuis janvier 2017, avaient eu aussi été recrutés en Ligue 2 BKT avant d’enfiler le maillot marseillais : le premier par les Aiglons à Lorient en 2005, le second par le Stade Rennais FC à Clermont et le dernier par le Montpellier HSC au Mans FC. Autant de preuves que l’Olympique Marseille fait partie des clubs qui gardent un œil sur les talents passés par la Ligue 2 BKT.