C. Fabregas (ASM)
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Monaco : Fabregas, la renaissance d’un phénix

Publié le 18/09/2020 à 20:05 - AFP

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En vue le week-end dernier, le milieu espagnol de l’AS Monaco Cesc Fabregas revient à son meilleur niveau alors que le club du Rocher se déplace à Rennes samedi lors de la 4e journée de Ligue 1 Uber Eats.

Il a disputé contre Nantes son 800e match professionnel depuis ses débuts à Arsenal en octobre 2003, et, selon son entraîneur Niko Kovac, il a été le meilleur sur la pelouse. A 33 ans, Cesc Fabregas renaît enfin, après des débuts compliqués à l’AS Monaco. Lorsqu'on évoque l'ex-star des Gunners, Rubén Aguilar, latéral droit monégasque, s'illumine : « Quand j'ai vu Cesc lors de mon premier entraînement ici... Pfff... C'est un joueur de classe mondiale, il a tout gagné. »

Pourtant, l'ex-Montpelliérain a peu profité du génie qu'il décrit. Souvent blessé, ballotté entre ses entraîneurs, Fabregas n'avait, en 37 matchs toutes compétitions confondues à Monaco, que rarement montré son talent. Jusqu'à dimanche dernier contre Nantes (2-1). Soutenu par Aurélien Tchouameni et Sofiane Diop, il a parfaitement mené la partie. A sa cadence. « Son expérience, sa qualité avec le ballon, lui donnent souvent des opportunités pour changer la face d'un match et offrir les meilleures solutions », souligne son entraîneur Niko Kovac.

« Le vrai Cesc »

Après avoir pris connaissance des problèmes physiques du Catalan depuis son arrivée sur le Rocher, l'ancien technicien du Bayern a été rapidement rassuré sur ses capacités à revenir à un bon niveau. Ce n'était pourtant pas gagné. Car dès la reprise, Fabregas s'est encore blessé, aux muscles ischio-jambiers de la cuisse droite. Il n'est même pas parti en stage d'avant-saison en Pologne.  « Il a pris le temps de revenir, précise Aguilar. Une fois qu'il n'avait plus la crainte de rechuter, on a vu le vrai Cesc. C'est la meilleure chose qui pouvait nous arriver. »

Aujourd'hui, Kovac assure que le champion du monde 2010 est au top. « Il n'est pas le plus jeune mais l'un de ceux avec les meilleures capacités physiques, indique-t-il. Peut-être a-t-il eu des difficultés dans le passé à cause de blessures ? Peut-être n'était-il pas au mieux de sa forme ? Mais actuellement, il peut courir très longtemps. »

« Il est constamment dans la demande du ballon et cherche à être disponible, témoigne Aguilar. Contre Nantes, je l'ai déjà vu s'exciter après le dégagement d'un coéquipier. Je me suis dit : ‘Le mec, il veut vraiment jouer ! Ça, c'est vraiment cool !’ On sait que si on fait un bon appel, on va être servi. C'est un très, très grand joueur. »

« Des caviars tout un match »

Comme un phénix, Fabregas renaît doucement de ses cendres. Il sait se gérer. Sans match officiel pendant six mois, « il s'économise », selon Kovac. « Mais je sens et il sent aussi qu'il est très bien, analyse le Croate. Lorsque vous êtes bien physiquement, vous ne perdez pas la technique. C'est très facile pour lui de maîtriser un match. » Fabregas peut ainsi redevenir hors normes, capable à tout moment de trouver les meilleures passes, de mettre un coéquipier dans les meilleures conditions pour marquer ou faire un décalage. Aguilar savoure : « Quand il met des caviars durant tout un match à nos attaquants et nos ailiers, ça use n'importe quelle équipe ! »

« Quand on a le ballon, on a besoin de lui, synthétise Kovac. Quand on ne l'a pas, il est assez intelligent, sait quoi faire et a des supports. Il est très important pour l'équipe. » A Rennes, pour sa 801e, Fabregas sera le vrai patron d'un Monaco aux ambitions européennes. Une fois encore, il devra savoir faire des différences. « On ne lui a pas fait de fleur l'an dernier, conclut Aguilar. Les gens sont très exigeants avec les joueurs de ce niveau. Mais quand il est comme ça, tous seront gentils avec lui. » Excepté quelques Bretons...

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