David Linarès à l'entraînement avec le Dijon FCO.
J11

Dijon espère revivre grâce au vécu de Linarès

Publié le 21/11/2020 à 15:25 - AFP

Partager

Avec désormais David Linarès sur son banc, le Dijon FCO cherchera à décrocher sa première victoire de la saison, dimanche face au RC Lens, pour le compte de la 11e journée de Ligue 1 Uber Eats.

Nommé entraîneur du Dijon FCO en remplacement de Stéphane Jobard dont il était l'adjoint, David Linarès compte miser sur sa connaissance du haut niveau pour remobiliser son équipe, lanterne rouge de Ligue 1 Uber Eats. Une opération maintien qui débute dimanche contre le RC Lens (15h).

Sevré de victoire au cours des dix premières journées, le DFCO espère goûter enfin au succès dimanche après-midi sur son terrain, après un début de saison poussif (4 nuls, 6 défaites). « Il reste 28 matchs. Quatre points, c'est effectivement peu, mais ce n'est pas catastrophique », tempère Linarès. Une victoire permettrait au club bourguignon de s'approcher du RC Strasbourg Alsace (19e, 6 pts), du Nîmes Olympique (18e, 6 pts), du FC Lorient (17e, 6 pts) ou du Stade de Reims (16e, 9 pts).

Ancien milieu défensif, « un travailleur de l'ombre » comme il se décrit lui-même, David Linarès a été formé à l’Olympique Lyonnais (1996-2002). Il a été champion de France U17 avec l'OL et vainqueur de la Coupe Gambardella (1994, finale disputée à Dijon).

Champion avec l’OL

Natif de Lons-le-Saunier (Jura), il doit apporter à son effectif un tout autre vécu que celui de Stéphane Jobard, dont l'expérience était limitée à six matchs de Ligue 2 BKT avec le DFCO.

A l'inverse, Linarès a participé à l'ascension de l'OL vers les sommets du football français, gagnant une Coupe de la Ligue BKT (2001) et le premier titre de champion de Lyon (2002) sous les ordres de Bernard Lacombe puis Jacques Santini dont il a apprécié le management.

Il a également joué en Coupe de l'UEFA avec un quart de finale en 1999, et en Ligue des Champions aux côtés notamment de Grégory Coupet, désormais l'un de ses adjoints à Dijon, chargé des gardiens. Linarès doit encore trouver un adjoint principal.

Après avoir rejoint l’ESTAC Troyes (2002-2004), il a connu une expérience manquée en Espagne à Tenerife (2005) avant de rejoindre en 2005 le DFCO, alors en Ligue 2 BKT, sous la direction de Rudi Garcia avec qui il a aussi aimé travailler.

Après sa retraite de joueur en 2010, il s'est engagé dans la formation d'entraîneur, dirigeant successivement l'équipe féminine du club alors en D2, ou l'équipe C (en R1) avant de devenir adjoint auprès du groupe professionnel aux côtés d'Olivier Dall'Oglio puis Antoine Kombouaré. 

« Durant tout mon parcours de joueur, puis d'adjoint, j'ai évidemment observé. Et je me nourris de ce que j'ai vu, que ce soit en positif ou négatif », confie le nouvel entraîneur dijonnais qui a débuté sur le banc, en tant que numéro 1, le 8 novembre avec un résultat nul à Metz (1-1).

« A Metz, j'ai compris que j'étais fait pour ce métier, que j'étais à ma place, même si je dois faire mes preuves », dit encore Linarès qui suit actuellement la formation pour obtenir le Brevet d'entraîneur de football professionnel (BEPF).

« J'ai ma personnalité, ma vision du football. J'espère démontrer avoir la carrure pour le poste. Pour moi, c'est quelque chose qui me tenait à cœur par rapport à mon parcours au club depuis quinze ans », insiste-t-il.

Un véritable compétiteur

De son côté, le président Olivier Delcourt réfute l'idée d'un choix par défaut et loue David Linarès pour son « esprit de compétiteur ». 

« Lors de nos discussions, nous n'avons jamais abordé l'hypothèse d'une relégation en Ligue 2 BKT », assure le dirigeant au sujet de son nouvel entraîneur qui paraît fédérer le club derrière lui et avoir une vraie légitimité auprès de ses joueurs. Avec d'entrée quelques choix forts à Metz comme la titularisation du gardien suisse Anthony Racioppi, arrivé de l’OL cet été, au détriment de Saturnin Allagbé. Reste à confirmer dimanche face au RC Lens…

(Crédit photo : Dijon FCO)