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Montpellier et le nouveau Mollet

Publié le 21/01/2021 à 18:07 - Avec AFP

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Sans Andy Delort, le Montpellier HSC aura besoin du meilleur de Florent Mollet pour affronter le Paris SG, vendredi en ouverture de la 21e journée de Ligue 1 Uber Eats.

Florent Mollet a dompté son fort caractère et son rôle au milieu de terrain pour s’émanciper à Montpellier, en perte de vitesse au moment de défier le Paris SG vendredi au Parc des Princes en ouverture de la 21e journée de Ligue 1 Uber Eats.

Les stats de PSG-MHSC

Au cours de sa troisième saison à la Paillade, Mollet, âgé de 29 ans, a peut-être perdu en efficacité directe (3 buts, 2 passes décisives), mais a gagné en influence sur le rendement d’une équipe au jeu offensif plus affirmé. Le joueur demeure impliqué en étant par exemple le 4e montpelliérain à prendre sa chance cette saison (25 tirs) et le troisième aux classements des dernières passes avant un tir (22) et à celui du nombre de ballons adressés dans la surface adverse (67). Sa justesse technique est également précieuse, Mollet étant notamment le 2e joueur du MHSC à réussir le plus de passes dans le camp adverse.

Ecarté en début de saison, l'ancien joueur de Metz (2016-2018) et Dijon (2012-2015) a élargi son registre de jeu pour retrouver une incontestable place de titulaire et se fondre dans une nouvelle organisation de jeu (4-3-3) mais également dans un groupe très solidaire.

« On a une bonne équipe, mais il faut que tout le monde soit au meilleur de lui-même au même moment. Quand +Flo+ Mollet se blesse au bout de quarante minutes face à Nantes, cela devient compliqué », constatait récemment le président Laurent Nicollin après le nul concédé à la Mosson face aux Nantais (1-1), soulignant par défaut la place prépondérante de son milieu de terrain.

« Depuis un certain temps, il est régulier, au-dessus du lot, bien dans sa tête et son jeu », précisait le président de Montpellier, remarquant la progression du joueur et la maturité d’un homme, aux nerfs parfois à fleur de peau.

Passé de n°10 à n°8

Libéré du fardeau du rôle de meneur de jeu et d’un besoin de reconnaissance au plus haut niveau, Mollet s'est adapté. Il a troqué le costume de numéro 10, parfois lourd à porter, pour celui de relayeur plus actif dans un nouveau système de jeu. 

« Lors des précédentes saisons, on attendait que je sois décisif tout le temps. Par moments, on est trop axé sur ça. Finalement, c’est dans le rôle de numéro 8 que je suis le plus performant et que je préfère évoluer. Je participe plus au jeu, je suis plus libre et peut-être plus libéré dans ma tête », justifie t-il après avoir été associé le plus souvent à Jordan Ferri et Téji Savanier.

« J’ai passé un cap, notamment sur l'aspect défensif et mental. Je récupère plus de ballons, je suis plus présent dans l’animation défensive. A l’inverse, je suis un peu moins décisif, mais je suis au service du collectif. Ma vision n’est plus la même », précise le rouquin, au discours limpide. En maîtrisant son caractère, qui l’a autant poussé vers le haut qu’éloigné par moment de ses partenaires, l’ancien Dijonnais a trouvé toute sa place dans le groupe montpelliérain et dépassé les clivages avec Téji Savanier, notamment pour tirer les coups de pied arrêtés.

« Pas là pour me tirer la bourre avec Téji »

« J’ai changé mon état d’esprit, je suis un peu moins ronchon. En fait, je ne suis plus le même homme. Je me prends moins la tête pour certains choses, j’ai gagné en maturité. Ainsi, je ne suis pas là pour me tirer la bourre avec Téji Savanier, mais plutôt pour partager les responsabilités », assure Florent Mollet, au franc-parler intact.

Après avoir peiné pour accéder en Ligue 1 Uber Eats, à l’âge de 25 ans, le Montpelliérain n’est plus en quête d’une légitimité mais d’un autre regard sur lui : « Ma façon de voir les choses a changé. J’étais peut-être plus concentré sur moi-même, je suis désormais plus ouvert sur le groupe. Franchir un palier au niveau de l’état d’esprit fait partie de l’évolution d’un footballeur. J’ai envie de donner une bonne image de moi-même à l’équipe et à tout le monde », espère Florent Mollet.

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