Jonathan Gradit (RC Lens).
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Le RC Lens veut poursuivre sur sa lancée devant son public

Publié le 31/07/2021 à 17:42 - AFP

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Aux portes de l'Europe pour son retour en Ligue 1 Uber Eats la saison dernière, le RC Lens mise sur la stabilité pour continuer à séduire. Avec à ses côtés une « recrue de poids » : le bouillant public du stade Bollaert-Delelis, impatient de tourner la page des huis clos.

Promu pas comme les autres, après cinq années en Ligue 2 BKT, le RC Lens sort d'un exercice réussi, avec un maintien acquis dès l'hiver, qui lui a fait longtemps miroiter la 5e place qualificative pour la Ligue Europa. Mais les Artésiens ont flanché dans la dernière ligne droite, pour terminer 7e, soit, tout de même, le meilleur classement du club dans l'élite depuis 2007. « Il y a un peu de frustration, reconnaît auprès de l'AFP le défenseur Jonathan Gradit, avant de relativiser. Nous avons réalisé une très bonne saison. Nous pouvons être fiers de nous, même s'il n'y a pas eu la cerise sur le gâteau. » De quoi aiguiser leurs ambitions cette saison.

Sans ses supporters, privés de stade pour cause de Covid, le Racing a surtout fait étalage d'une audace rare chez un promu, avec un jeu collectif agréable et une impressionnante faculté d'adaptation. Si la conclusion de l'année leur a laissé un goût amer, les Lensois en ont conservé les solides bases, avant la saison de la confirmation. « Plus dure que la première ? Statistiquement, ce n'est pas prouvé, sourit Franck Haise, le technicien lensois. En revanche, quand on termine 7e en tant que promu, il n'est pas évident de faire mieux. »

Retour du public

« Nous avons un socle de confiance et de connaissance de nos principes », met en avant un entraîneur qui a conscience que ces « atouts » ne seront pas suffisants pour rivaliser. « Ce serait la pire des erreurs que de penser ainsi. Nous avons des convictions dans nos principes, mais il faut rester en alerte. » En somme, se servir de la saison dernière, mais vite en tourner la page. « Pensons au présent et arrêtons de ressasser le passé. Le football est une remise en question permanente », rappelle Gradit.

Alors, l'ancien Tourangeau préfère mettre l'accent sur la marge de progression de l’équipe : « Nous serons plus attendus, et ce sera évidemment plus compliqué. Il conviendra de gommer certaines erreurs, comme des pertes de balle qui, l'an dernier, nous ont coûté quelques points. » La rigueur sera indispensable pour enchaîner et enflammer le bouillant public du stade Bollaert-Delelis qui piaffe d'impatience à l'idée de retrouver ses héros. « Nous sommes dans un objectif commun de prendre du plaisir et d'en donner à notre public. Il faut être ambitieux et faire une belle saison. Nous avons une équipe qui tient la route. »

Ambiance

Une équipe dont le visage n'a été modifié qu'à la marge. « Sur 16 joueurs qui ont joué le plus l'an dernier, nous avons vendu Loïc Badé (à Rennes) et nous avons perdu Arnaud Kalimuendo, de retour au PSG après son prêt », fait remarquer Franck Haise. Ses cadres, comme Gaël Kakuta ou Jonathan Clauss, sont restés, ses bases également. « La stabilité était le maître-mot du staff. Il souhaitait garder l'ossature », avance Gradit. De fait, lui et ses coéquipiers ont conservé ce qui a fait la réussite du club post-accession : l'ambiance.

« Nous avons réussi à créer un état d'esprit remarquable. Il n'y avait aucun clan. La cohésion du groupe est superbe et cela se ressentait sur le terrain »... où il ne manquait que la clameur des milliers de fans. « C'est sympa de les retrouver, admet l'entraîneur. Et de revoir la fierté qu'ils ont de nous voir. Nous avons partagé des choses entre nous, mais nous faisons ce métier car nous l'aimons par passion pour donner du plaisir et des émotions. » Ces émotions fortes sont attendues dès le 15 août et la réception de l’AS Saint-Etienne (2e journée). Avec, comme l'an dernier, le maintien comme fil conducteur, avant peut-être de voir encore plus haut.