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Benoît Costil, un revenant chez les Bleus

Publié le 05/10/2021 à 14:38 - AFP

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Solide rempart chez les Girondins de Bordeaux, derrière une défense pourtant poreuse avec 17 buts encaissés, Benoît Costil savoure son retour dans le groupe France et balaie les doutes qu'il peut susciter.

Interrogé vendredi dernier au Haillan, Benoît Costil (Bordeaux) a estimé que si Didier Deschamps l'avait convoqué, « c'est qu'il y (avait) une raison, c'est qu'il a pensé que je n'étais pas bouilli, c'est qu'il y a un minimum de qualité dans mes matchs, dans mes prestations. Après je n'ai pas à me justifier mille ans, je ne l'ai pas achetée cette convocation. Je ne tirerai jamais un trait sur l'équipe de France », a poursuivi celui qui compte une seule sélection (contre la Côte d'Ivoire en novembre 2016) mais 372 matchs en Ligue 1 Uber Eats soit le 6e total parmi les joueurs actuels. « Si on fait appel à moi, je viens avec beaucoup de bonheur, de fierté. Si on ne fait pas appel à moi, je continue de travailler tout simplement. Je suis qui pour tirer un trait sur la sélection ? Je continue mon travail, à persévérer, à travailler comme un acharné »

Préféré à Mandanda

Après sa sortie XXL face au Stade Rennais lors du dernier match à domicile des Girondins (1-1), son nom a refait surface comme candidat éventuel pour le poste de troisième gardien des Bleus du fait du nouveau statut de Steve Mandanda, désormais remplaçant à l’OM. Contre Rennes, « il a permis à son équipe de rester dans le match avec des arrêts de grande classe », a salué l'entraîneur breton Bruno Genesio. « Avec Benoît, qui compte double, et les supporters, nous étions presque 13 sur le terrain », s'est réjoui son coach Vladimir Petkovic. Il ne s’y trompe pas, puisque Benoît Costil est le 3e portier de Ligue 1 Uber Eats au nombre d’arrêts (30), une régularité dans les performances qui a compté pour Didier Deschamps qui récompense un habitué de la sélection, déjà là lors du rassemblement de novembre 2020.

En quête d'un premier titre

Quand on lui a rappelé vendredi que ce rassemblement des Bleus comptait un peu plus que les autres, avec un titre en Ligue des Nations à aller chercher, - avec d'abord une demi-finale jeudi contre la Belgique - le portier bordelais a souri : « Ça peut être le premier ! J'en attends un, je cours après et je cours depuis longtemps. Ce n'est pas comme une Coupe du monde ou un championnat d'Europe, mais connaissant un peu la mentalité et l'état d'esprit des joueurs de ce groupe, même le moindre match d'entraînement ils veulent le gagner. Il y aura une grande motivation. Tant mieux, j'aime ça », a insisté celui qui a été champion d'Europe en 2004 avec les U17 de la génération 1987 de Karim Benzema.

De là à voir plus loin avec le Mondial au Qatar dans 14 mois ? « C'est loin », coupe-t-il. « Il se passera beaucoup de choses d'ici là, il se passera peut-être des choses d'ici le mois de novembre, donc profitons de ce moment. La vérité du moment ne sera pas forcément la même », relativise-t-il.