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Les Media days, un exercice de style

Publié le 08/10/2021 à 14:42 - LFP

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Ils sont devenus un événement incontournable pour les joueurs des clubs de Ligue 1 Uber Eats. Focus sur les Media Days dont la deuxième session de 2021/22 vient de se terminer.

Les Media days se sont faits une place dans le calendrier de la saison. Et ils sont même attendus ! Cette 6e édition ne déroge pas à la règle, puisqu’elle fournit photos et trombinoscopes des joueurs de Ligue 1 Uber Eats à l’ensemble du milieu du football français et international : aux clubs, aux diffuseurs et aux partenaires. Au final, tous bénéficient du savoir-faire de la production de ces visuels qui présentent une cohérence graphique globale.

Pour chaque Media Days, les équipes du service Médias de la LFP organisent, en lien avec les services Communication des clubs de Ligue 1 Uber Eats, trois sessions de tournages sur trois à quatre semaines au sein des 20 clubs : en juillet, septembre et l’hiver après le mercato. Le volume de contenus est impressionnant avec tous les joueurs du championnat sollicités autour des trois ateliers (photos, trombis et messages).

Les deux premiers ateliers concernent l’ensemble des joueurs souhaité par les clubs et l’atelier « messages » est réservé à une sélection de cinq à huit joueurs, selon les besoins des diffuseurs internationaux. A cette occasion, les joueurs sont amenés à éprouver leurs talents d’acteurs et de polyglottes.

Mais pour parvenir à réaliser 4 500 photos, 700 messages et plus de 600 célébrations, l’organisation doit être au rendez-vous. Ce qui donne des journées intenses et minutées pour les équipes de tournage. Par exemple, une tournée « bretonne » a été mise sur pied pour couvrir sur la même semaine cinq clubs, de Brest à Angers en passant par Lorient, Rennes et Nantes. Lors d’une journée type, les équipes sont sur le pont sur les coups de 6h du matin pour deux heures d’installation technique dans le club. Ensuite, le tournage nécessite 4-5 heures, sans compter les ajustements selon le planning des joueurs (entraînements). Pour réussir cette performance, les trois équipes de tournages comptent chacune sur une dizaine de personnes.

Des joueurs disponibles et impliqués

Côté joueurs aussi, un temps de préparation est nécessaire pour un passage rapide et bien huilé, avec 5 minutes pour les photos, 10 pour le trombi avec les célébrations et enfin pour certains une quinzaine de messages à prononcer en moyenne. Niveau équipement, les joueurs se présentent en tenue complète (chaussettes, short et maillot domicile) pour les photos et simplement avec les maillots domicile et extérieur pour les trombinoscopes, quand les messages sont, eux, enregistrés uniquement avec le maillot « home ». Et attention, il faut bien veiller à retirer bijoux et autres montres, comme sur les terrains. Grâce à une organisation huilée, les exemples comme celui de Téji Savanier (Montpellier HSC), qui s’y est repris à deux fois à cause d’une chaîne laissée à son cou lors du tournage, sont rares. A Troyes, l’attaquant Mama Baldé a dû s’employer pour retirer son alliance avant le shooting. Même avant le grand jour et ses petits détails à régler, les joueurs pensent à soigner leur apparence et principalement leur coiffure. A Angers, où plusieurs joueurs se partagent l’adresse d’un même coiffeur, c’est le défilé dans le salon avant l’arrivée de l’équipe de tournage.

Une fois en place face caméra, les joueurs ont donc des textes à prononcer déjà préparés, du type : « Tous les matchs de la Ligue 1 Uber Eats sur Prime Video ». Et ce dans diverses langues. Au programme : anglais, italien, arabe, chinois ou encore russe. Cela varie selon des demandes des diffuseurs. Par exemple, le diffuseur russe a demandé à avoir Islam Slimani (OL). Malgré la difficulté, les joueurs jouent toujours le jeu, à l’image d’un Valentin Rongier (OM) qui s’était appliqué à prononcer le mieux possible sa phrase en chinois pour les besoins du diffuseur.

Car tous ont bien conscience de l’utilité du tournage pour l’image de la compétition, de leur club et également la leur. Généralement plus orientés réseaux sociaux que leurs aînés, les plus jeunes joueurs s’appliquent et se motivent entre eux avant leur passage sous les projecteurs. Ils sont aussi souvent ceux qui se lâchent le plus et qui n’hésitent pas à accompagner leur célébration de cris, « pour faire plus vrai ». Preuve que la bonne ambiance est bien présente au cours de ces journées particulières.

Tout en souriant, certains s’étonnent de devoir passer au trombi pour enregistrer leur célébration en lançant : « Mais pourquoi ? Moi, je ne marque jamais ! », quand un Gauthier Gallon (Troyes) fait mine d’être désabusé en répondant à une demande d’un membre de l’équipe de tournage par un : « Je sais bien que vous allez prendre le message de Neymar et pas de Gallon, hein ? ». De la fraîcheur, il y en a aussi eu chez l’autre promu en Ligue 1 Uber Eats, le Clermont Foot, qui a découvert cette nouvelle facette du monde professionnel, tout en se révélant parfaitement au niveau à l’image d’un Jason Berthomier très carré bien que néophyte.

De quoi contraster avec l’expérience d’un Sergio Ramos (PSG) qui a fait partie des joueurs dont la prestation a été remarquée lors de cette 6e édition. Très pro à l’image d’un Radamel Falcao à l’époque monégasque, l’Espagnol a rendu une copie aussi propre que sur le rectangle vert. Du côté de Bordeaux, Yacine Adli a, lui, démontré un joli talent de comédien. A 21 ans, il illustre parfaitement l’état d’esprit de joueurs qui ont intégré que les Media days font aussi partie du métier.