Anthony Rouault (Toulouse FC).
Interview

Anthony Rouault : « On va voir ce qu'on vaut réellement »

Anthony Rouault : « On va voir ce qu'on vaut réellement »

Interview
Publié le 03/08 à 11H46 - AFP

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Le défenseur central de 21 ans, Anthony Rouault, se livre sur le retour du Toulouse FC en Ligue 1 Uber Eats avant de recevoir l’OGC Nice, dimanche, dans le cadre de la 1ère journée.

Le Toulouse FC retrouve la Ligue 1 Uber Eats, dimanche, contre l’OGC Nice avec l'envie de « voir ce qu'il vaut réellement » après une dernière saison quasi parfaite à l'étage inférieur, a confié dans un entretien le défenseur central de 21 ans Anthony Rouault, formé au club.

Dans quel état d'esprit êtes-vous à l'approche du retour du Toulouse FC en Ligue 1 Uber Eats, deux ans après ?
La pré-saison a été assez longue. Les matchs amicaux, c'est bien, mais on a vraiment hâte de retrouver la compétition, la ferveur des supporters et cette saveur de gagner un match, qui plus est en Ligue 1. On s'est battu la saison dernière pour y arriver. Maintenant qu'on y est, on va pouvoir se jauger et voir ce qu'on vaut réellement.

Le club est-il à sa véritable place dans l’élite ?
Toulouse est la quatrième ville de France. Même si le rugby y prend beaucoup de place, il y a aussi un gros engouement au niveau du foot et le TFC est un club de Ligue 1. Je ne sais pas si les deux dernières saisons en Ligue 2 BKT ont été un accident. Je pense en tout cas qu'elles ont fait du bien pour mieux repartir.

Vous avez enregistré la saison dernière des affluences élevées pour la Ligue 2 BKT. Ces deux années de « purgatoire » vous ont-elles permis de vous réconcilier avec votre public ?
Même si tu évolues au plus haut niveau, quand tu ne fais pas de bons matchs et que tu ne gagnes pas, ça peut être difficile à supporter. Le fait de redescendre un peu, de retrouver la victoire, de redonner du plaisir à tous les supporters... a permis de recréer un bon lien entre nous et j'espère maintenant qu'il va perdurer en Ligue 1.

Vous avez survolé la Ligue 2 BKT la saison passée, avec une attaque record notamment. Vous êtes-vous préparés à devoir rentrer dans le rang ? 
On sera peut-être un peu plus confronté à la défaite, c'est sûr, mais il ne faut pas réapprendre à perdre (...) Avec quatre descentes, en tant que promu, l'objectif est d'abord de se maintenir. Après, le réel objectif, c'est de finir le mieux classé possible. Plus on sera haut, mieux ce sera et plus tôt on sera maintenu, plus on prendra de plaisir. 

Qu'est-ce que cela représente personnellement de découvrir la Ligue 1 Uber Eats avec son club formateur ?
Quand tu es joueur de foot, le rêve, c'est de jouer au plus haut niveau. Surtout en France, dans un très très bon championnat. Toulouse est mon club de cœur depuis petit. C'est encore plus un rêve. Le summum serait de jouer la Ligue des champions avec Toulouse, mais là c'est déjà pas mal (rires) !

Avez-vous déjà coché, à la fin du mois, la réception de Paris et de ses stars comme Messi, Neymar ou Mbappé ?
J'ai commencé le foot dans un petit village (Saint-Colomb-de-Lauzun, dans le Lot-de-Garonne). Devenir professionnel me paraissait tellement loin que je pensais plutôt à faire un métier normal. Et puis le destin a fait que j'en suis arrivé là. Je ne sais pas si je réalise encore que je vais jouer contre des joueurs comme ça. C'est quand même quelque chose d'exceptionnel. Mais il ne va pas trop falloir les regarder. On profitera peut-être à la fin du match. Pas pendant, il faudra être sérieux car ils ne vont pas nous faire de cadeaux.