Marco Bizot (Stade Brestois 29).
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Marco Bizot, le Hollandais volant de Brest

Marco Bizot, le Hollandais volant de Brest

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Publié le 04/03 à 12:59 - avec AFP

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Deuxième meilleure défense de Ligue 1 Uber Eats, le Stade Brestois 29 a retrouvé dimanche pour la réception du Havre AC, lors de la 24e journée (1-0), son gardien néerlandais Marco Bizot, dont les prouesses contribuent grandement à la saison de rêve des Finistériens.

Le Stade Brestois 29 a retrouvé son portier. Si son absence lors des deux derniers matchs avant la réception du Havre AC dimanche, pour un carton rouge reçu après un geste d'humeur en fin de rencontre à Clermont (1-1), n'a pas vraiment pénalisé les Bretons, Marco Bizot reste l'incontestable numéro un. Face à Marseille (1-0), puis Strasbourg (3-0), son suppléant Grégoire Coudert a réalisé un intérim parfait. Mais depuis son arrivée, à l'été 2021, le portier brestois est bien le grand Hollandais (1,94 m) qui avait chassé des cages Gautier Larsonneur, enfant du pays et chouchou du stade Francis-Le Blé.

En un peu plus de deux ans et demi, Bizot n'avait même, jusqu'alors, raté qu'un seul match de championnat, contre Reims, en octobre 2022, pour « raisons personnelles ». A 32 ans, après avoir aussi porté les maillots de Genk (Belgique), Groningue ou de l'AZ Alkmaar (Pays-Bas), il s'est imposé comme l'un des tous meilleurs gardiens de Ligue 1 Uber Eats. « En arrivant en France, je voulais augmenter mon niveau. Le niveau au Pays-Bas n'est pas aussi bon. Je voulais me développer en jouant contre de meilleures équipes et de meilleurs joueurs », avait-il confié à Ouest-France en septembre 2022.

« Jamais passé à côté d'un match »

Un pari gagné pour l'imposant portier, même si les résultats ont été poussifs au début de son aventure brestoise. « Quand ton équipe perd, tu cherches un bouc émissaire et c'est souvent le gardien. Mais on lui a toujours maintenu notre confiance parce qu'il ne descend pas en dessous d'un niveau, il est toujours régulier. Il n'est jamais passé à côté d'un match », avait souligné Julien Lachuer, actuellement adjoint d'Eric Roy, lorsqu'il était encore entraîneur des gardiens, en mars 2022, dans Ouest-France.

Il semble même se bonifier avec l'âge puisque, après avoir réussi sept clean sheets pour son premier exercice en Ligue 1 Uber Eats, il en a réalisé huit en 2022/23 et déjà dix en 22 rencontres disputées cette saison. De quoi grandement contribuer à la solidité des Pirates. En cumulant les performances de Grégoire Coudert aux siennes, le Stade Brestois reste sur cinq clean sheets en Ligue 1 Uber Eats, une 1re depuis août-octobre 2010 (8).

Ses arrêts ont plusieurs fois fait tourner le scénario dans le bon sens, comme à Reims (2-1) ou à Metz (1-0) et il a logiquement été récompensé par une prolongation de contrat, qui le lie désormais à Brest jusqu'en juin 2026. Autre preuve de son influence grandissante, il a arrêté chacun des 17 tirs cadrés qu’il a subis, depuis son dernier but encaissé le 7 décembre face à Strasbourg, soit sa plus longue série d’arrêts dans l’élite. « On a la chance de pouvoir compter sur un très bon gardien, qui est stable, toujours du même niveau. C'est très sécurisant pour moi, et pour l'équipe en général », avait savouré Eric Roy après la victoire en Lorraine.

« Efficace » plutôt que « beau »

Dauphin du Paris Saint-Germain au classement, les Ty Zef n'ont encaissé que 18 buts cette saison, un de moins que les Parisiens. Seul Nice fait mieux (17) et le fait que le nom de Bizot ne soit pas plus souvent cité par les observateurs du championnat tient du mystère. « Marco, c'est le mec fiable, calme, qui connaît le poste. Il a un style très sobre, très pragmatique. Il est dans la recherche du geste efficace, plus que du beau geste », analysait en décembre l'actuel entraîneur des gardiens du Stade Brestois, Christophe Revel, dans le Télégramme, offrant ainsi un début d'explication.

L'exubérance ne fait de toute façon pas partie du logiciel du Néerlandais. L'intéressé lui-même se décrit même comme quelqu'un de plutôt solitaire dans le privé. « C'est vrai que j'aime bien rester tranquille. Je ne suis pas celui qui parle le plus fort. J'aime bien observer, boire mon café dans mon coin, tranquille », avait-il assuré dans une interview accordée au Télégramme début février. C'est sur le terrain que Marco Bizot préfère s'exprimer, et il le fait sacrément bien.