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Interview

Pastore : « L'attaquant le plus fort avec qui j'ai joué? Cavani »

Pastore : « L'attaquant le plus fort avec qui j'ai joué? Cavani »

Interview
Publié le 13/05 à 10:25

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L'ex-meneur argentin du PSG Javier Pastore a évoqué dans un entretien ses années parisiennes, de son adaptation compliquée à Paris à ses relations avec Edinson Cavani et Zlatan Ibrahimovic.

Il a été l'une des idoles du Parc des Princes durant ses sept saisons au Paris Saint-Germain entre 2011 et 2018. Le meneur argentin Javier Pastore s'était longuement exprimé dans un entretien publié sur le site du club romain après son départ de Ligue 1 Uber Eats. L'occasion de revenir sur ses années parisiennes.

Que retiens-tu de ton expérience en France ?
Ça a été une grande expérience, sept années très denses. Je suis arrivé dans une équipe complètement différente de celle que j’ai quittée. Le club a grandi, comme moi. Il y a eu des changements d’entraîneur, des progrès géants dans la relation avec les médias, le centre d’entraînement a été rénové, le stade aussi… Tout a été amélioré. Je suis très content d’avoir été au club pendant cette période de changements. Ça m’a rendu heureux. Quand je suis arrivé, le PSG n’était pas le club que nous connaissons aujourd’hui et je suis fier d’avoir pu apporter ma contribution. Je ne changerais rien. Nous avons remporté tant de titres et j’ai laissé un beau souvenir aux supporters français, c’est ce qui est le plus important.

Tu es arrivé au PSG à l'âge de 22 ans. Dans quelle mesure ton expérience parisienne t'a aidé à grandir ?
La première année a été un peu difficile parce que la langue et la culture étaient différentes en France. J'étais jeune, plus renfermé sur moi-même et très timide. Je parlais peu avec mes coéquipiers et avec les gens en général, les relations étaient compliquées. J'étais vraiment un gamin. J'étais un peu démoralisé et je me disais « je ne réussirai jamais à apprendre le français, je n'arrive pas à comprendre ». Tout se passait dans ma tête. Mais, dès ma 2e saison, je me suis fait violence. J'ai mis ma timidité de côté et j'ai commencé à parler français. Je parlais mal mais ça n'avait aucune importance, l'essentiel était que je me fasse comprendre. A partir de ce moment-là, j'ai vraiment pu construire une relation avec mes coéquipiers et la ville, en compagnie de ma femme. J'ai compris que Paris était un endroit magique et je suis devenu un homme avec la naissance de ma fille. Je suis passé du statut de gamin à celui de père.

« Rien qu'en regardant Ibra s'entraîner, tu apprends »

Est-ce que tu as un but préféré ?
Celui que j'ai mis en Champions League avec le PSG face à Chelsea. Je suis entré en jeu à cinq minutes de la fin du match et j'ai réussi à mettre un but magnifique auquel personne ne s'attendait. C'est assurément l'un des plus beaux.

Avec quel joueur t'es-tu le mieux senti sur le terrain ?
Il y en a beaucoup mais l'attaquant le plus fort avec qui j'ai joué, c'est Edinson Cavani. Son style de jeu épouse parfaitement mes qualités. J'aime donner des passes décisives et j'ai eu un bon feeling avec beaucoup de mes partenaires mais, avec lui, c'était encore autre chose. C'est un tueur. Difficile aussi de ne pas citer Ibrahimovic. Si l'on prend en compte tout ce qui peut entrer en ligne de compte, notamment le mental et le professionnalisme, il est incroyable. Il est celui qui m'a le plus donné envie de progresser. Rien qu'en le regardant s'entraîner, tu apprends. On est encore en contact, on a un lien très fort. C'est l'un des meilleurs coéquipiers que j'ai jamais eu.