Ligue des Champions

Les vendanges tardives de Burak Yilmaz

Publié le 15/09/2021 à 11:08 - AFP

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Soutenu par le public du stade Pierre Mauroy, l’attaquant turc du LOSC Burak Yilmaz a incarné le manque de réalisme de son équipe malgré la belle impression laissée contre Wolfsburg (0-0), mardi, lors de son entrée en lice en Ligue des champions.

Le « Kral » Burak Yilmaz, du haut de ses 33 matchs de Ligue des champions, a montré hier comment « hausser le niveau d’exigence », comme le réclamait lundi Jocelyn Gourvennec. Dans la tempête, le douzième de Ligue 1 Uber Eats s'est accroché à son roc du Bosphore pour espérer face au leader de Bundesliga. « Burak connaît la C1 par cœur, cette importance d'être déterminé tout en gardant son calme, la maîtrise des émotions. Quand tu l'as vécu, tu l'as en tête », a estimé l'entraîneur. 

Comme s'il avait 25 ans

« On a l'impression que Burak a 25 ans », a souri Gourvennec, qui a reconnu qu'il a manqué « un peu d'efficacité pour que le match soit parfait.». Avec son N.17 en forme, qui a porté dans son sillage Jonathan David, virevoltant, le LOSC a joué son meilleur match de la saison dans le jeu et Burak Yilmaz a aussi fait monter les décibels en haranguant le public (35e) après un énième duel avec l’arrière-garde allemande. Bien que toujours en mouvement, le Turc a manqué d'efficacité face à une défense regroupée qui n'a encaissé aucun but dans le jeu en Bundesliga lors des quatre premières journées. Ne convertissant pas ses occasions, à la 13e puis à la 21e minute, Yilmaz s’est beaucoup frustré comme son coéquipier en attaque Jonathan David qui a vu son but annulé par l’assistance vidéo au retour des vestiaires (48e) pour un ballon sorti des limites du terrain quelques secondes plus tôt. 

Ultime munition

Non résigné et face à une formation réduite à dix à l’heure de jeu, Yilmaz et les Dogues ont poussé, sur corner (69e), ainsi que sur un coup franc à 25 mètres du but allemand (79e). Et en toute fin de match, le Turc, sous les « Burak, Burak » venant des travées, s'est chargé de tirer un ultime coup franc (initialement sifflé comme pénalty avant intervention du VAR) mais Joshua Guilavogui a dévié le cuir en corner. Statu quo après 90 minutes. Un point du nul qui promet de nouvelles soirées européennes chaudes pour lui et le LOSC, qui s'est prouvé qu'il pouvait faire quelque chose cette saison.